JM

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10 août, 10h, je quitte mon domicile direction Melun.
Je devais faire ce voyage l’an dernier mais j’ai été obligé d’annuler deux jours avant le départ…
Mais cette fois l’aventure  peut commencer.
Petit échauffement, de 90 km pour me mettre en jambe et j’arrive à la gare de Melun.
Pause photo du vélo devant la gare et je repars, il est 13h45.
Je m’aperçois après 4 km que j’ai oublié de remettre en marche le chrono…
La 1ère étape doit me conduire à Montargis à 90 km où j’ai réservé un hôtel pour la nuit. Quelques chemins en bordure de la forêt de Fontainebleau, la passerelle sur le Loing à Saint-Mammès, le chemin de halage le long du canal du Loing, pas de difficultés pour cette première étape et j’arrive à destination. 180 km cette première journée.
11 août, 7h10, après un solide petit déjeuner, je me remets en route pour une longue étape de plus de 210 km qui va me conduire jusqu’à Azy-le-Vif où j’ai réservé un gîte pour la nuit. Chemin très roulant le long du Canal de Briare, passage par Rogny-les-Sept-Écluses avec cette étonnante réalisation puis je longe en sous-bois la Rigole Alimentaire de l’Étang Neuf, un passage très agréable.
L’arrivée sur Sancerre se fait par quelques chemins caillouteux bien raides. Arrivée au gîte, je passe la soirée avec un groupe de motards sympas et c’est l’occasion de parler de nos passions communes pour les voyages. 
12 août, 7h, je reprends la route pour 190 km direction Clermont-Ferrand. J’ai encore oublié de démarrer le chrono du GPS.  Jusqu’à Charroux sur le papier c’est sans difficulté mais en Gravel il y a toujours des surprises et il me faudra plus de temps que pour finir l’étape. À Moulins stop pour faire les courses et la route continue avec de jolis passages le long de l’Allier. Arrêt cimetière à Saint-Hilaire-la-Croix pour un ravito « eau tiède ». Au barrage de la Sep le niveau de l’eau est très bas. A la sortie du barrage débute une longue montée de 30 km qui m’amènera au col des Goules. Après commence une longue descente qui me conduira jusqu’à l’hôtel pour prendre un repos bien mérité après un bon resto pour recharger les batteries.
13 Août, grâce matinée, départ 7h40, direction Murat à 140 km terme de ma 4ème étape. La sortie de Clermont se fait assez rapidement. Direction Cournon-d’Auvergne où ça grimpe un peu dans les cailloux ensuite on suit l’Allier avec des passages sur la voie verte Via Allier et de jolis sentiers. Au loin on aperçoit le donjon de Montpeyroux. Il va falloir grimper là-haut ! À partir de Lempdes-sur-Allagnon et sa curieuse halle en pierre, je vais longer la rivière sur un long faux-plat montant jusqu’à Molompize en passant par Massiac. À partir de Molompize débute la montée vers le col de Combalut. Petite descente jusqu’après Maillargues puis montée vers le  lac du Pêcher. À partir de là, descente vers Murat où l’arrivée est très pentue et la vue sur le rocher de Bonnevie et Notre Dame de Haute Auvergne est saisissante. Ce fut une belle journée bien remplie.
 14 Août, 7h, direction Mende, ascension du col de la Molède, 6 km à plus de 8%… ça pique dès le réveil. Petite descente et ça remonte, 4 km à 5% mais par les chemins. À Valuéjols bar-boulangerie et pause petit déj. Descente vers Saint-Flour avec des passages dans des chemins caillouteux avec des caniveaux de drainage métalliques qui parfois dépassent de plusieurs centimètres. J’en ai fait les frais et j’ai bien cru que mon périple s’arrêtait là. Un gros choc sur la jante en carbone avant qui n’a heureusement pas cassé mais c’est déformée, un pneu qui se dégonfle instantanément et un miracle d’avoir réussi à  garder le contrôle du vélo à grande vitesse. Plus de peur que de mal, la veille j’avais été obligé de mettre deux mèches sur le pneu arrière. Direction Saint-Chély-d’Apcher,  quelques belles bosses et des pistes avec quelques passages compliqués. Après je longe la Rimeize la Truyère le Limagnole jusqu’à Grazières-Mages. A partir de là, longue ascension jusqu’au col du Cheval Mort. 33 km avec quelques descentes sur routes et chemins avec toujours des cailloux. L’arrivée en haut du col après 2h30 est un soulagement. Descente vers le lac de Charpal par les chemins où je vais encore crever deux fois. À partir de là, descente vers Mende sur des chemins. Arrivé à l’hôtel, douche repas et dodo. 

Le 15 Août, 7h, direction Nîmes, 1ère bosse, montée Jalabert, 3 km à 11% et 2ème bosse 12 km de chemin dont 9 à 7% mais avec de sacrés coups de cul dans la caillasse. Florac-Trois-Rivières pause à la brûlerie Hankou du Tarnon où le café du jour est excellent. Ensuite, voie verte des Cévennes jusqu’à Saint-Julien d’Arpaon le long de la Mimente facile et agréable mais je plante trois nouvelles mèches sur mon pneu arrière. La fatigue accumulée commence à bien se faire sentir. Arrivé à Barre des Cévennes, pause ravito dans le café-épicerie. Descente jusqu’à le Masbonet  et montée vers le Pompidou avec des passages à plus de 15%... il fait très chaud et l’eau fraîche se fait rare. Longue descente jusqu’à Anduze où je m’arrête pour boire un coca. La chaleur devient vraiment étouffante. Je suis à 50 km de l’arrivée. La dernière montée vers Montagnac n’est pas très longue mais bien raide et ça fait mal aux cannes ! Après pas de difficulté particulière mais beaucoup de chemins pas toujours très roulants. Enfin arrivée sur Nîmes avec le dernier coup de cul pour atteindre le Graal : La Tour Magne.
Ce fut une belle aventure exigeante due à la chaleur constante, à la difficulté de trouver de l’eau fraîche et 180 km par jour.
Les paysages sont magnifiques et sauvages par endroit. Certains chemins sont très difficiles. Hormis sur les chemins de halage et les voies vertes, je n’ai rencontré qu’un seul cycliste qui faisait une partie de la GTMC.

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