Jamais 2 sans 3. Voilà une maxime qui, plus que jamais, ce sera révélée vrai. Le Challenge Tourmagne m'aura donné bien du fil à retordre au cours des dernières années. Il m'aura fallu 3 tentatives pour que les dieux du Tourmagne estime que je mérite finalement le titre de lauréat. Alors, avant de vous conter mon aventure, un petit retour en arrière s'impose. En 2024, après seulement 17km, je suis mordu par un chien à Samoreau. "Trop tôt pour abandonner" me dis-je mais, la raison me rattrape et je rennonçais à mon Tourmagne 200km plus loin, à la Charité sur Loire. En 2025, je parviens à venir à bout des 950km du Tourmagne ! Malheureusement, mon GPS n'a pas sauvegardé correctement la trace pour valider mon challenge. Ce n'est que partie remise, je me jure que je reviendrai. Cette année, 3ème départ depuis Melun. La traditionnelle forêt de Fontainebleau fut contournée en raison du feu l'ayant touchée au cours du mois de juillet. La nouvelle portion et ses nombreux obstacles boisés m'ont rapidement remis dans le bain du challenge. Hormis cela, je re-repasse, en terrain connu. Après déjà 2 passages, j'ai la sensation de connaître le coin. Des écluses, des chemins, un fleuve royal, ... et un passage à Sancerre pour avertir du défi attendant les challengers. Je croise Christophe, un challenger, à Moulins. Nous mangeons ensemble dans une célèbre chaîne de burgers avant de reprendre chacun notre route. La mienne m'amène à l'entrée de l'Auvergne. Dans une forme volcanique, je grimpe sur cette chaîne des Puys. Pas de glace mais le sol est une patinoire version estivale. Jusqu'ici, je n'ai jamais eu d'ennemis (hormis le vent de face peut-être ?). Néanmoins, la caillasse auvergnate postule pour le devenir. Je retrouve mon allié, me poussant dans le dos jusqu'à la belle cité de Montpeyroux. Je progresse dans un département sous-côté : le Cantal. Sous-côté par son dénivelé, sous-côté par ses routes et ses chemins, sous-côté par son climat et sous-côté par ses paysages. J'y dors avant d'entamer la dernière ligne droite vers Nîmes. De nombreuses surprises ont jalonné cette dernière journée entre Margeride, Cévennes et Gard. Je retiens les paysages avant Florac et les montées patinoires... toutefois moins glissantes qu'en Auvergne. Les Garrigues de Nîmes ? Toujours un vrai nid à sanglier, hâte d'en sortir ! Un dernier effort pour parvenir à la Tour Magne et une pensée à Stéphane de Gravel & Bike m'ayant fait découvrir le Challenge.![]()
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