Un Jeudi intense marqué par l'abandon de Sylvain sur casse mécanique dans la descente du Causse de Mende.
Un moment chargé d’émotion lorsque ton compagnon de route charge son vélo meurtri dans une voiture avec le faible espoir de pouvoir trouver une solution chez un vélociste mendois. Le verdict tombe en cours de matinée, sans solution, il rejoint la gare. La pluie redouble au fur et à mesure de ma progression entre Florac et Barre des Cévennes, une seule idée en tête "trouver un plan pour dormir au sec et se rapprocher le plus de Nîmes". Une éclaircie vient égayer cette morne journée lors de ma pause déjeuner à Le Pompidou avant d’entamer l'interminable descente ou plutôt le faux plats descendant, vers l’arrière pays nîmois dans une chaleur humide et un vent de face soutenu. La banlieue chic se dessine aux détours des chemins puis la ville, la dernière bosse est là.
Le compteur n'affiche plus que des mètres me séparant de la destination tant espérée.
Je prends alors mon téléphone afin de parcourir les derniers mètres avant la Tour Magne en visio avec Sylvain pour partager avec ensemble cette arrivée à la tombée du jour.