Je suis dans le train qui me ramène vers le point de départ de cette aventure commencée 8 jours plus tôt, fatigué mais fier d'avoir accompli enfin ce challenge que j'avais découvert 3 ans plus tôt sur la chaîne Gravel & Bike — quand soudain, j'apprends sur les réseaux le décès brutal de Stéphane, survenu le jour même… Son émotion sincère à la fin de son Tourmagne m'avait tellement inspiré qu'en ce mois de mai 2026, je me suis finalement lancé, malgré mes doutes, dans cette aventure. Que dire… Une trace magnifique où l'on est la plupart du temps seul au monde, une variété de paysages incroyable qui fait qu'on ne s'ennuie jamais, mais aussi un vrai défi sportif qui se mérite chaque jour. Je retiendrai en particulier : les coteaux du Sancerre que je découvrais pour la première fois avec son incroyable viaduc métallique, le dénivelé infernal du Cantal avec en récompense le fabuleux viaduc de Garabit, les paysages splendides des Cévennes — mais aussi les douleurs qui apparaissent progressivement (genoux, mains, etc.), les nuits sous la tente qui usent, la gestion permanente de l'eau, de la nourriture et de la recherche du prochain hébergement, et enfin la chaleur de ce mois de mai exceptionnel, qui a rendu le challenge encore plus relevé. En arrivant enfin à cette Tour Magne, l'émotion m'a submergé — et je crois avoir ressenti exactement la même chose que Stéphane. Merci à Zefal et à tous les contributeurs d'avoir ressuscité ce parcours. Merci à Stéphane pour tout ce que tu as apporté à la communauté gravel en France. Je te dédie mon Tourmagne. Yannick