Je me relance sur ce parcours que j’ai effectué avec mon VTT en juillet 2024, mais cette fois-ci avec mon Gravel. La trace a subi quelques changements à mon avis bénéfiques avec plus de chemins, en amont de Moulins et avant Clermont Ferrand. Cela dit c’est toujours aussi pentu pour atteindre Sancerre ! J’ai d’ailleurs été surpris le premier soir ou je m’attendais à 30mn de petite route pour atteindre mon point de bivouac de l’année précédente et au lieu de cela j’ai parcouru 1h30 de sentier caillouteux et de foret un peu boueuse pour arriver vers minuit et demi sur mon point de bivouac en sortant de la trace.
En-dehors des paysages magnifiques, j’ai été marqué par une rencontre avec un Patou, ces grands chiens blancs qui gardent et défendent les troupeaux. Je me suis retrouvé face à une cordelette tendue en travers d’une petite route, signe d’un agriculteur en train de bouger ses troupeaux. J’ai eu un instant d’hésitation, j’y vais, je n’y vais pas ? Je ne voyais personne et je n’entendais rien non plus. Finalement je passe sous la cordelette. 100m plus loin après le premier virage je me retrouve face à un Patou et personne autour…. Je m’arrête instantanément et observe la bête. Agressive ou pas ? J’avance un peu et il me semble que le chien est un peu effrayé. Finalement je continue en parlant au chien, je le croise sans problème et 50m plus bas je tombe sur 2 dames qui m’expliquent que leur chien est effectivement un Patou, mais élevé comme un chien de compagnie. Je ne verrai ensuite ni agriculteur ni troupeau. Une montée d’adrénaline qui m’a bien réveillé en cette fin d’après-midi.
Coté physique et mécanique, aucun souci. Changement de chaussettes avec plus de compression à la suite de douleurs sous les pieds avec effet quasi immédiat, changement d’inclinaison de la selle pour faire face à des problèmes de compression du pubis, pierre chassée par la roue avant venant s’écraser sur mon tibia créant un œuf de pigeon que je suis arrivé à réduire avec de l’eau fraiche et enfin changement des 2 jeux de plaquettes de frein – qui ont été mises à rude épreuve – à la sortie de Saint-Flour. J’ai atteint Nîmes au 6e jour en passant entre les gouttes et en échappant à la canicule et j’ai même pu apprécier la longue montée depuis Mende sur le plateau de la Margeride sans avoir à grelotter comme l’année dernière. J’ai aussi pu apprécier le segment de Bar de Cévennes jusqu’à Nîmes que j’avais parcouru en pleine nuit avec mon VTT.
Vraiment une belle aventure, je me dis que je m’y élancerais bien une 3e fois !
