Joe

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Challenge TOURMAGNE : un défi Sportif, Humain et Historique.

Nicolas (mon ami de manivelle) et moi sommes partis le lundi 28 juillet à 7 h pour cette
aventure. Une longue journée de 230 km nous attend.
C’est surprenant avec quelle facilité la forêt de Fontainebleau et accessible depuis Melun.
Cette étape emprunte essentiellement des chemins de halage longeant divers canaux sur
des kilomètres.

Nous admirons les Sept écluses de Rogny. La côte pour atteindre Sancerre nous rappelle
que le plus difficile reste devant nous.

J + 2 : Cela ressemble à la veille puisque nous longeons la Loire. Arrêt pour un changement
de pneu pour Nico à Nevers. Nous traversons Moulins et avançons à vive allure pour
atteindre Charroux, un des plus beaux villages de France. La côte pour atteindre ce nid
d’aigle fait mal aux jambes, en fin d’étape. Nous dormons à Ebreuil après 170 km.

J + 3 : Le parcours est de plus en plus vallonné. Nous apercevons le Puy de Dôme est le
contournons. Nouvel arrêt à Clermont pour changer l’autre pneu de Nico. Nous perdons du
temps. Nous roulons séparément cet après-midi-là. J’essuie une bonne averse dans la
montée à la sortie d’Issoire (la seule de la semaine). Je perds encore du temps…Je rejoins
directement Nico au restaurant, sans passer par la douche. Il est tard, le service n’est plus
assuré après 20 h 45.

J + 4 : Nous attaquons la montagne dès la sortie de Massiac. C’est beau. Nous sommes
seuls entourés de magnifiques vaches et quelques éoliennes. Arrêt boulangerie à Murat puis
à nouveau des montées difficiles. A Saint Flour, nos GPS ne trouvent plus la trace et nous
infligent un détour avec une montée qui fait mal aux jambes et au moral.
Le passage a proximité du Viaduc Gabarit-Eiffel nous redonne le sourire. Quelques
kilomètres plus loin, nous atteignons Saint Chély d’Apcher : saucisse aligot et bières pour
nous requinquer.

J + 5 . Il fait froid à 7h, quand nous quittons notre Airbnb. Une étape compliquée nous
attend : 170 km avec quasiment 3000 de d+. Après notre pose déjeuner à Mende, cela
ressemble à des véritables montagnes Russes. Content tout de même d’emprunter la
fameuse « Montée Jalabert ». Le duel Pinot – Bardet me revient à l’esprit : c’est dure, il fait
chaud. Nous traversons ensuite le Parc National des Cévennes. Après un stop bière dans un
bar (persuadé qu’il était à l’abandon) tenue par une mamie qui aurait de l’être en retraite
depuis des années, nous descendons enfin. Vent dans le dos, les cigales qui chantent, le
vélo comme j’aime.

Le samedi matin, nous finissons notre voyage par une demi-étape de 75 km, toujours avec
l’aide du mistral. Que de la route jusqu’à Anduze, puis des chemins de graviers à nouveau.
Nous rattrapons 4 Bretons aperçus furtivement la veille. Nous roulons ensemble.
Malheureusement l’un d’entre eux (une véritable machine) crève. Ses pneus ne sont adaptés
pour les DFCI. Mais quel spécimen !! Nous doublons également Bruno juste avant l’arrivée.
Incroyable, nous n’avions vu personne jusqu’à présent. A croire que tous les chemins
mènent à Nîmes.

Dernier raidillon, et nous apercevons la Tour : Isa, mon épouse, me fait la surprise d’être
présente, accompagnée de Gina, notre Bull.

Séance photos, puis nous apprécions nos pizzas Napolitaines à la Locanda (excellente
adresse). Bruno et Laurent complètent la tablée. Nous échangeons. Nos yeux brillent.
C’est le moment de nous séparer. Je n’ai pas envie. Je voudrais continuer…A quand notre
prochain raid, avec mon ami Nico ?

Un grand merci à toute l’équipe du TOURMGNE. Grace à vous, j’ai passé une semaine
inoubliable. Merci à toi, Nico. Merci à nos hôtes Airbnb sans oublier mon épouse.
Le Challenge Tourmagne se mérite : il faut être en forme, entraîner pour valider ce défi.

 

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