Mon souvenir le plus marquant du Tourmagne se situe le troisième jour vers 20h aux environs de Vulcania.
Il y a cette lumière des soirs d’été, il ne fait ni trop chaud ni trop froid, une légère odeur de pin, le vélo file tout seul sur ce sable volcanique délicieux, en face de moi le Puy de Dôme est planté dans un décor de rêve, je salue des promeneurs souriants. Je sens à ce moment la un frisson de bonheur dans mon dos, ca y’est les planètes s’alignent, tout ca a tellement de sens à cet instant précis.
C’était donc ca que j’étais venu chercher, une madeleine de Proust, un bout de chemin dans la chaine des Puys que je ne suis pas prêt d’oublier…
Des « moments Tourmagne » il y en a eu plein d’autres au cour de ces 6 jours, du bonheur et de la souffrance, du ying et du yang, les deux faces d’une même pièce.
Pour traverser la terre du milieu et aller sur la colline du destin dans la fournaise Nîmoise, il a fallu affronter:
Le vent de face de la Beauce,
Les mèches tubeless récalcitrantes,
Un chien de lotissement,
Quelques boulangeries au portes closes,
Les nuages menaçants des crêtes lozériennes,
Les hésitations de mon gps dans des petites rues,
Rien de bien méchant comparé à tout le bonheur que procure cette aventure.
En tout cas tout cela en valait la peine, merci le Tourmagne et merci ZEFAL.
