Vélopierrot

Vélopierrot

50km par jour, ce n’est pas la mer à boire et on va faire ça facilement bien sûr !
C’est du moins ce que nous pensions.
Alors, oui, on l’a fait.
Mais facilement, absolument pas.

Pentes abruptes, ornières boueuses et glissantes laissées par des engins de chantier, cailloux aigus ou croulants, sentiers envahis par une végétation hérissée de piquants, et parfois quelques kilomètres de bitume.
Pas facile pour un gravel-débutant.

Mais quel plaisir !
Des paysages qui évoluent chaque jour au fil de la piste pour dévoiler le caractère changeant des régions traversées, riches forêts odorantes, villages nés de la roche locale.
Et puis aussi plaisir de l’effort en pleine nature, de l’agilité nécessaire, parfois du jeu d’équilibriste entre des pierres instables. Plaisir encore des rencontres. Quelques mots échangés avec des gens qui vivent et travaillent dans ces endroits ou avec un cyclo de passage tourmagnaque ou pas.

Trier parmi les souvenirs pour en retrouver le plus marquant n’est pas affaire simple. Ils sont vraiment nombreux. Il y a eu des galères et des joies, des enthousiasmes et des découragements.
Pour ce qui me concerne je garde l’émotion tout en haut d’un véritable mur de la découverte de cette fameuse Tour Magne. Pour le réputé monument bien sûr, mais surtout à cause de la fierté de « l’avoir fait » ! A ce moment, ce sont tous les souvenirs, toutes les incertitudes et les petites victoires qui ont afflué en masse. Georges Brassens me chantait à l’oreille « la vieille Maugrabine d’Antequera qui chaque nuit criait dans la Tour Magne comme un hibou »

Juste un dernier mot pour ceux qui préparent leurs sacoches : prenez des plaquettes pour vos freins et au choix un flacon de préventif ou un stock de rustines et de chambres à air…

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