Doum

Doum

Arrivés en Gare de Melun vendredi 9 août 2024 à 18h45, c’est le départ pour le sud quelques minutes plus tard à travers la forêt de Fontainebleau, magnifique soirée qui permet enfin de concrétiser ce projet caressé depuis pas mal de temps. Pour ma part c’est la première mais pour mon complice Guilhem c’est la seconde, nous nous rendons à Montargis pour la nuit.
Nous reprenons la route le lendemain matin après un copieux petit déjeuner en compagnie de Christophe, le Toulousain rencontré grâce au suivi live, nous faisons un bout de chemin ensemble fort sympathique. Les kilomètres défilent à travers la campagne, les canaux et superbes villages…quelques surprises dont la terrible montée du cimetière sur Sancerre. La chaleur est bien là et nous nous y arrêtons pour boire un coup… Orangina et Schweppes agrumes … ce ne seront pas les derniers jusqu’à Nîmes.
Nous passons Nevers pour poursuivre le long du canal latéral à la Loire et nous plantons notre tente à la halte du canal de Luthernay Uxeloup, endroit fort sympathique le long du canal.
Reprise tôt le lendemain matin pour une autre longue journée, nous attaquons la montée sur le massif central en direction de Clermont-Ferrand, longue montée sous une chaleur écrasante, mon sang québécois n’est pas très bien adapté à ces conditions et je souffre énormément, mon partenaire s’en sort bien de son côté et il me motive, ça fait toute la différence et après une descente vertigineuse nous arrivons vers minuit à Clermont. Un hamburger plus tard, nous reprenons le vélo pour nous rendre à Cournon-d’Auvergne pour la nuit… ou ce qui en reste.
Le 4ème jour aussi bien rempli en traversant les superbes paysages et les profils bien vallonnés : Montpeyroux, Coudes, Issoire, Massiac en suivant la vallée de l’Alagnon, ses eaux vives et limpides donnent envie d’y plonger mais le temps et les virages passent… nous n’irons finalement pas côtoyer les saumons de cette belle rivière… la prochaine fois !
Descente longue et tumultueuse vers Saint-Flour pour un arrêt au camping en centre-ville, enfin une nuit de quelques heures.
Le 5ème jour se fait dans une atmosphère plus fraiche et le temps se gâte, ça gronde sur les sommets, la route et les chemins sont beaux, La Truyère nous émerveille, les bosses nous cassent un peu les pattes quand-même !! L’arrivée à Mende pour la nuit est la bienvenue en sachant que le lendemain devrait marquer l’arrivée à la Tour Magne.
La sortie de Mende sollicite nos jambes une fois de plus, la montée Jalabert livre toutes ses promesses. Nous essuyons des orages en entrant dans les cévennes, changement d’ambiance avec la canicule subie les jours précédent… comme quoi il faut être prêt à toutes les conditions. Les kilomètres défilent sur la longue descente vers Nîmes mais les derniers 50 km nous sollicitent encore et encore… ce sera donc jusqu’au bout ces montées/descentes, chemins techniques mais l’arrivée nous jette l’un et l’autre dans une euphorie quasi incontrôlable, quelle satisfaction et quel bonheur.
Les images des lieux traversés, les difficultés surmontées, l’amitié renforcée, la gentillesse des gens rencontrés tout au long du parcours, la bienveillance et la qualité de l’organisation ont beaucoup de mal à quitter mes pensées depuis ces quelques jours…

 

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