fscherp

fscherp

Depuis que je suis en retraite, je me suis remis au vélo, option VTT, et j'ai parcouru (seul ou en duo) de nombreux itinéraires connus, notamment les quatre principaux itinéraires français et les deux principaux itinéraires espagnols des chemins de Compostelle.

Ayant désormais atteint l'âge limite pour lire les aventures de Tintin, et ayant découvert un an plus tôt l'existence du challenge du Tourmagne, je me suis dit qu'il me fallait le tenter avant qu'il ne soit trop tard...

C'est ainsi que j'ai proposé à mon habituel jeune compère cycliste (75 ans quand-même) de nous lancer dans l'aventure en cette fin de printemps 2026. Après tout, nos téméraires prédécesseurs étaient également partis à deux, et si nous avons préféré utiliser nos VTTAE plutôt que des machines à traction animale, c'est que nous n'étions pas certains d'avoir la capacité physique de venir à bout des obstacles à franchir. Il fallait en revanche recomposer les étapes en cohérence avec la capacité des batteries de nos machines (soit au final 11 étapes d'une longueur de 80 à 90 kilomètres le plus souvent) et, pour garantir la recharge au terme de chaque étape, nous avons fait le choix d'une borne de recharge ambulante, constituée par un camping-car. Cette logistique bien calibrée ajoutée au fait de rouler de concert fut l'une des clefs de notre réussite.

S'agissant du tracé du challenge, depuis le Bassin Parisien jusqu'à la Margeride, j'ai apprécié la progressivité des dénivelés, chaque étape ayant apporté son lot d'imprévus et d'obstacles à surmonter, jusqu'à l'ultime étape qui s'annonçait facile… sur le papier. C’était sans compter avec la météo. En effet, après un début d’étape fort agréable avec arrêts à St Jean du Gard et Anduze, l'orage nous a surpris en plein repas (c'étaient les premières gouttes de pluie depuis notre départ de Melun). Nous avons attendu que la pluie cesse pour remonter en selle et filer vers Nîmes. Sauf que, à 23 kilomètres environ de la Tour Magne, au lieu-dit "Les Garrigues" aux abords de Montignargues, le revêtement non stabilisé du chemin, constitué de sable blanc et d'une fine poudre ocre, était devenu avec la pluie un amalgame gluant et collant s'accumulant progressivement dans l'espace entre les pneus et les garde-boue, jusqu'à bloquer complètement les deux roues du vélo...

Si le démontage du garde-boue a rapidement résolu le problème pour la roue avant, il fallut, pour la roue arrière, évacuer patiemment ce magma au couteau et avec des morceaux de bois trouvés sur place, avant de pousser le vélo hors de cette zone maudite en soulevant la roue arrière pour éviter qu'elle ne se bloque à nouveau.
Cet épisode, pas plus que les autres imprévus auxquels nous avons été confrontés, n'a entamé notre enthousiasme pour l'expérience hors norme que le Tourmagne nous a permis de vivre.  Nous avons eu la chance de faire des rencontres aussi imprévues que sympathiques en traversant la France à une période où la nature resplendit de mille variétés de fleurs, parfois sous une chaleur écrasante, mais toujours à travers de magnifiques paysages, en particulier dans le Massif Central.

Merci aux organisateurs de Tourmagne de nous avoir permis de vivre cette expérience inoubliable !

François Scherpereel

6 juin 2026.


    
Newsletter subscription

Keep up to date with the Tourmagne Challenge! Note: we only send our newsletter in French.

Newsletter subscription

Keep up to date with the Tourmagne Challenge! Note: we only send our newsletter in French.