Le gravel est mis à rude épreuve ! L’itinéraire est magnifique, et la trace, parfaitement composée. Les petites routes et chemins se succèdent : tantôt pour longer un cours d’eau ou un canal, traverser une forêt, remonter une gorge, parcourir un plateau ou plonger dans une vallée.
Quinze jours pour effectuer ce périple, depuis Paris, avec une dernière étape à Anduze, dans son adorable camping familial niché en forêt. Les hommes comme les machines ont un peu souffert, mais nous avons tenu le rythme : 50 km de progression toutes les 24 heures. Avec des moyennes flirtant parfois avec les 10 km/h, plombées par les séquences de marche à pied, en montée… et aussi en descente. À 66 ans – voire 73 pour mon compagnon de voyage – il faut savoir prendre son temps.
L’une des étapes les plus difficiles fut celle précédant Nevers, avec ses chemins boueux et quasi impraticables en forêt. La plus grisante ? Celle comprenant la descente vers Clermont-Ferrand, où les compteurs se sont affolés.
Après un début de voyage très humide et frais, la température est montée en flèche, et la chaleur était bien présente à Nîmes. À ne pas manquer : les macarons de Massiac, à la noisette — une véritable tuerie. C’est au 14, rue du Dr Mallet. Dans ce voyage, le département de la Lozère s’est révélé splendide, avec ses gorges à remonter, ses plateaux, le lac du Pêcher, la petite ville de Murat, et la rude montée vers Mende. Plus loin, le viaduc de Garabit — prouesse technique de l’entreprise Eiffel — enjambe majestueusement les gorges de la Truyère.
Les hébergements, le plus souvent en camping, nous ont permis de bivouaquer une seule fois, juste après Saint-Chély-d’Apcher, à Chabannes. Très bien, mais avec des lampadaires allumés toute la nuit ! Il nous fallait avancer avant la longue étape du lendemain, jusqu’à Mende, l’une des plus difficiles, avec celle précédant Nevers.
Les machines, tout comme les hommes, auront été mis à rude épreuve : prévoir une bonne réserve de préventif, et des plaquettes de frein ! Nous aurions volontiers fait une pause d’une journée…
L’étape repartant de Mende n’est pas aisée non plus, avec la montée Jalabert à 13 %, gravie à pied, tout comme la remontée des gorges du Bramont. Mais quelle descente ensuite pour rejoindre Florac ! Le répit est de courte durée, car la remontée en forêt vers Barre-des-Cévennes est redoutable. À pied encore, mais la sortie est somptueuse.
Grande descente à nouveau pour rejoindre Saint-Jean-du-Gard, puis Anduze, qui sera notre dernier campement, dans l’adorable camping familial Lou Cantou. Restent alors juste les 50 km requis pour rejoindre Nîmes le lendemain. Une dernière étape à ne pas sous-estimer, avec de nombreuses pistes bien cassantes, jusqu’à l’arrivée.
La Tour Magne se présente enfin, après un ultime raidillon… qui nous oblige, une fois encore, à mettre pied à terre.
Fin de parcours à Nîmes, puis retour à Niort pour rassembler nos souvenirs, souhaiter bon courage aux suivants et penser à de nouveaux projets.
Merci à l’organisation pour cette trace, certes exigeante, mais très gratifiante. Challenge accompli !
