Pour ma part, le Tourmagne n’est pas le voyage d’une vie mais le début d’une vie de voyages à vélos.
Nous avions decidé avec mon binomes de profiter autant que bien faire se peut de cette aventure. Le découpage s’est donc fait sur 7 jours, car nous n’envisagions pas de grande vitesse vu le poid des vélos chargés par le matériel de bivouac. Les deux premiers jours trés ensoleillées, le parcours est plutôt roulant ce qui nous permet d’allonger les km par rapport à nos prévisions.
Le 3e jour débute mal car l’on me dérobe mon GPS dans un camping a Saint Pourçain que j’avais laissé recharger le temps de replier ma tente. A cela s’ajoute une journée très pluvieuse et le dénivelé commence à apparaitre. La longue descente vers Clermont-Ferrand marquera la fin de cette dure journée qui finira plus tôt que prévu.
Le 4e jour, la météo est plus clémente alternance de nuage et de belles éclaircies sublimant les paysages qui depuis Clermont-Ferrand ne cessent de changer et de nous émerveiller. Passage a Monpeyroux qui me rappelle un sejour passé en famille quelques années plus tôt. Ce jour là nous arrivons a Massiac à 17h et décidons de continuer jusqu’a Murat. Nous finissons l’étape après le couché du soleil a 21h où nous trouvons à nous restaurer dans une auberge exceptionnellement ouverte pour accueillir des cyclos suisses de passage.
Le 5e jour, étape difficile en terme de dénivelé. Pause le midi a Saint Flours qui est une ville perchée très charmante, peut-être celle qui m’a le plus plu. Point de chute le soir a Saint Chely d’Apcher où nous retrouvons un compagnon de route Julien, avec qui nous avions pris l’habitude de nous retrouver a plusieurs moments du séjours.
Le 6e jour, traversée de La Margeride, la montée Jalabert et traversée des Causses jusque Florac. Le décor est grandiose et ces „puech“ nous donnent l’illusions des grandes plaines de Mongolie.
Le 7e et déjà le dernier jour, encore de la grimpette pour aller jusqu’au Pompidou d’où s’en suit une longue descente dans les Cevennes. Pause déjeuner aux Anduzes où nous sommes confiant sur l’arrivée en début d’après-midi mais c’etait sans compter sur les moultes crevaisons dans les pierriers a 30km de Nîmes qui nous fîment arriver 1h avant l’heure limite.
Cette aventure, c’est au-delà du dépassement de soit, de belles rencontres, voyager et visiter cette belle France, se retrouver avec d’autres challengers le soir autour de bons repas régionaux et se raconter nos aventures. Sans aucun doute il y a un avant et un après Tourmagne. Pour ma part, le Tourmagne n’est pas le voyage d’une vie mais le début d’une vie de voyages à vélos.
