Voyager seul vous laisse beaucoup de temps pour penser.
A vélo, les kilomètres défilent tout comme les paysages qui varient au fil de la progression. Dans les chemins isolés les rencontres que l’on fait sont souvent animalières. Des cervidés, lagomorphes, rapaces, reptiles et autres. Sans oublier les différents élevages de bovins, ovins et équidés.
Cette solitude est aussi rompue par les rencontres plus humaines. Il y a les interactions avec les différents commerçants lors des ravitaillements, des pauses dans les cafés. Des échanges parfois brefs ou à d’autres occasions plus longs.
Les rencontres avec d’autres pratiquants du voyage à vélo sont aussi intéressantes.
Sur ce périple j’ai pu rencontrer, entre autres, un retraité allemand, Gunther, que j’ai croisé dans mon trajet aller puis 2 jours après lors de ma première étape du challenge qui ne se lassepas de découvrir la France sur sa bicyclette. A Sancerre, un couple de Belges avec leur fils qui descendaient sur Moulins depuis la Belgique pour rendre visite à de la famille. Eux aussi croisés à nouveau à la Charité sur Loire durant une pause. Plus tard lors d’un moment difficile dans le Cézallier luttant contre le vent et un déluge de pluie ce fût la rencontre brève de 2 compétiteurs participant à la „three peaks bike race“ une course reliant cette année Vienne à Barcelone. Ils étaient sur le point de rallier le Puy Mary mais l’adversité de la météo en a décidé autrement. Lors de ma dernière étape c’est Alexis que j’ai rencontré, un Toulousain qui découvrait le voyage à vélo et qui avait l’air conquis par le bikepacking.
On est donc rarement seul quand on voyage à moins de le vouloir. Sinon c’est ce qui est intéressant, la découverte des lieux des cultures des autochtones ou autres voyageurs.